La rencontre de l’art et du numérique

ou la diffusion culturelle à l’heure du XXIe siècle

 

La programmation inédite de ce lieu présentera chaque jour un cycle d’expositions numériques projetées en continu sur 3 300 m2 de surfaces, du sol au plafond, avec des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres. Entre immersion dans l’œuvre des grands maîtres de la peinture et plongée dans l’art numérique le plus actuel, l'Atelier des Lumières propose de vivre une expérience dynamique, un voyage visuel et musical dans la création passée et présente. 

Si l’objectif est en effet de proposer une manière révolutionnaire de se confronter aux chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art grâce à des moyens technologiques en phase avec les pratiques du XXIe siècle, il est aussi d’offrir une tribune d’expression privilégiée à des talents émergents. 

« On ne se familiarise pas avec la culture aujourd’hui comme on se l’appropriait hier. Les pratiques évoluent, et l’offre culturelle doit être en phase. La passivité n’est plus de mise, et je suis convaincu que, de plus en plus, on s’approprie l’art par l’expérience d’immersion et par les émotions qu’elle procure. Le mariage de l’art et du numérique est à mon avis l’avenir de la diffusion auprès des générations futures, capable de s’adresser à un public plus jeune et plus large que celui des musées classiques », selon Bruno Monnier. 

Ainsi, pour son ouverture, l'Atelier des Lumières programme une exposition numérique consacrée à Gustav Klimt, conçue par les réalisateurs Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi. Pendant une trentaine de minutes, le visiteur traverse toute l’œuvre colorée de cette figure indissociable de la Sécession viennoise du XIXe siècle. « Grâce à la dématérialisation des œuvres d’art, nous allons donner la possibilité à de nombreux visiteurs qui ne seraient pas allés au Palais de la Sécession, à Vienne, de se retrouver confrontés avec les figures iconiques qui composent la fresque de Klimt et qui vont s’animer sur toutes les surfaces de l’Atelier des Lumières », d’après Bruno Monnier.  

Le cycle d’exposition comportera aussi un volet contemporain, pour créer un pont entre l’histoire de l’art et la création actuelle.